USMA-Rivers sans VAR : La FAF pointée du doigt

L’absence de la VAR lors du quart de finale joué dimanche entre l’USMA et Rivers United au stade du 5-Juillet-1962 ne passera pas sous silence du côté de la CAF.

Comme publié hier dans nos colonnes, la CAF a vite réagi à la suite de cet incident jugé de trop, où l’instance s’est démarquée de cette absence, reconnaissant toutefois avoir mené des négociations avec les autorités algériennes pour libérer l'équipement VAR retenu par les autorités au port d'entrée à Oran, et ce, depuis mercredi matin, la précision du jour d’arrivée du matériel donne de l’ampleur à cette inquiétante problématique qui doit être solutionné en trouvant le mécanisme idoine pour le dédouanement de ce matériel à chaque fois qu’il atterrit dans notre pays, en attendant que la FAF réceptionne son matériel, qu’elle s’apprête à commander. La CAF note que, malheureusement, l'équipement VAR n'a été libéré qu'à 19h30 dimanche soir, et qu’il lui a été impossible de parcourir à temps les 400 km entre Oran et Alger et d'arriver pour le match USMA-Rivers United, un constat amer de la confédération qui cache une frustration et un climat de contrariété, il faut dire qu’entre notre pays et l’instance de Motsepe les relations sont loin d’être saines, plusieurs dossiers ont rendu la cohabitation difficile, les relations sont restées froides et la FAF gère comme elle peut les échanges avec l’instance africaine. Elle a toutefois échoué à gérer cette affaire de la VAR du match USMA-Rivers United, car d’aucuns pensent que la FAF avait la solution en main depuis des mois, mais par pure négligence elle a manqué l’occasion de régler ce gros souci, qui risque de se répercuter négativement sur elle et sur nos clubs à leur tête le seul club encore piste, à savoir l’USMA.

Rivers accuse l’USMA
Comme on le sait, l’USMA a décroché très tôt son billet qualificatif pour les quarts de finale de la coupe de la Confédération africaine de football à la faveur d’un bon parcours dès le départ de la phase des poules, les dates des quarts étaient déjà communiquées par la CAF au club et à la fédé surtout, car c’est cette dernière qui est censée jouer le trait d’union entre l’instance africaine et les autorités, elle est censée savoir, à travers son secrétariat général, qu’à partir des quarts de finale la VAR entrerait en piste, et elle allait finir par arriver à Alger pour ce match des Usmistes, la FAF avait donc presque 2 mois pour réagir et préparer le terrain à ce moment qui vient de mettre l’Algérie entière dans la gêne. Il faut dire que le communiqué de la CAF, et bien qu’il ressemble seulement à un état des lieux, peut être considéré comme une mise en garde, un avertissement ou juste un avis annonçant de possible prochaines sanctions, d’autant plus que la partie nigériane a été contrariée par l’annonce de l’absence de la VAR avant le début de la partie. Il est naturellement rageant pour une équipe de devoir accepter un tel sacrifice sachant que les 3 autres matches de ce tour ont tous eu le privilège de jouer sous la protection de l’arbitrage par vidéo, et ce qui rend leur frustration encore plus grande c’est le sort de la partie, la défaite par deux buts et l’élimination, on le voit bien à travers l’article résumant la rencontre sur la page officielle du club nigérian qui précise avant de détailler les faits marquants de la rencontre, que juste après son arrivée au stade pour jouer le match, la délégation a eu vent de l’absence de la VAR, Rivers va plus loin, elle tient pour responsable le club algérois, ‘’statutairement obligé d’assurer la présence du matériel dans ce match’’, est-ce donc réellement la faute aux Usmistes ? Ou celle de la FAF sachant qu’elle avait toutes les donnes en main pour anticiper mais elle ne l’a pas fait, ou c’est l’erreur des deux parties à la fois ?     

Blâme et sanction financière ?

La finale de la coupe de la CAF l’an dernier au stade du 5-Juillet-1962 avait déjà laissé une mauvaise impression auprès des dirigeants de la CAF, au vu des difficultés rencontrées dans l’organisation, y compris dans la zone des officiels, il ne fallait donc pas enchaîner avec un épisode comme celui de ce match contre Rivers United, pénalisant une technologie souvent salvatrice. Le communiqué de presse publié sur le site de la CAF avant le début de la partie veut dire qu’il s’agit d’un fait majeur, un manquement grave auquel la CAF voudrait donner une importance, elle n’a nullement l’intention de faire passer cet incident sous silence, un blâme pour la FAF et une sanction financière pour le club des Rouge et Noir pourraient être prononcés en guise de punition, ça n’aurait pas d’incidence gravissime peut-être cette fois sur notre football, mais ça humilie à plus d’un titre notre pays, qui, il n’y a pas longtemps, postulait pour accueillir une des deux prochaines coupes d’Afrique des nations alors que l’on est incapable d’assumer le dédouanement d’un matériel destiné pour la pratique du football, tout ça la veille d’une demi-finale où les Rouge et Noir vont affronter l’équipe de la RS Berkane, qui a validé son billet pour le carré d’as d’une manière rocambolesque face à un adversaire libyen qui ne décolère pas contre l’arbitrage maison du referee égyptien, le tout sous l’égide d’une CAF capable de rédiger un communiqué pour condamner l’absence de la VAR à Alger, mais sans souffler un mot sur les anomalies enregistrées dans le match disputé sur le sol de l’ancienne équipe de Lekjaâ..        

Effet boule de neige

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’absence de la VAR dimanche au «Tribunal» a failli entraîner un autre souci encore plus grand, il s’agit de l’absence du dispositif de communication entre les arbitres plus connu sous le nom des ‘’oreillettes’’ puisque les referees de la partie se sont présentés à Alger sans leur habituel matos, pensant pouvoir officier avec ceux accompagnant le matériel de la VAR, mais l’absence de ce dernier a donné lieu à un gros souci vite contenu par la CFA qui a dû aller solliciter des arbitres locaux pour se faire prêter le dispositif et éviter un chaos qui se profilait à l’horizon, c’est dire que ce problème des autorisations pour la VAR et ce genre de blocage peuvent avoir des répercussions néfastes sur le sport algérien et c’est l’image du pays qui risque d’en payer les frais.

S.M.A

 

 

 

 

 

 

 

 

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