MCO-Belatoui : «Je débarque dans un contexte difficile»

Installé avant-hier soir au poste d’entraîneur, l’ancien international retrouve un club avec lequel il ne garde que des bons souvenirs quand il était joueur et quelques années après, lorsqu’il est passé de l’autre coté de la barrière.

- Vous voilà de retour au MCO !

- C’est toujours avec joie que je retrouve ce club où j’y ai passé toute ma vie. Certes, je débarque cette fois dans un contexte difficile avec la mission de sauver le club de la relégation. Heureusement qu’il y a cet arrêt du championnat, j’aurai le temps de toucher du doigt le vrai mal de l’équipe. Dans un premier temps, je vais responsabiliser les joueurs, il ne faut pas que le sort de l’équipe dépende uniquement de l’entraîneur et des dirigeants, les joueurs doivent se mettre dans la tête que ce sera eux qui pourront sauver l’équipe en premier. Quant à moi, j’essaierai évidemment d’apporter ma touche personnelle.

- C\'est-à-dire ?

- A quatre journées de la fin du championnat, je ne vais pas tout remettre en cause, l’équipe est déjà en place, possible que j’opérerai de légers changements, je vais essayer de booster le groupe psychologiquement, car, d’après ce qu’on m’a rapporté,  c’est sur le plan mental que ça ne va pas.

- Avez-vous tout de suite dit oui aux dirigeants du club lorsqu’ils vous ont proposé le poste ?

- Pour être franc, je n’ai pas hésité une seconde pour donner mon accord, évidemment après avoir appris que Slimani était sur le départ, vu que le poste d’entraîneur en chef était vacant, je ne pouvais refuser une telle opportunité, d’autant que maintenant j’ai acquis une expérience dans le métier d’entraîneur, qui va certainement m’aider à assurer convenablement ma tâche.

- C’est un retour qui rappelle celui de 2010, non ?

- Effectivement, le contexte est identique, la seule différence en 2010, j’avais pris l’équipe un peu tôt, soit à 7 journées de la fin du championnat. Ironie du sort, comme lors de cette saison, nos concurrents pour le maintien sont les mêmes, bizarre non ?

- Vous espérez sans doute le même résultat à la fin ?

- C’est normal, d’autant qu’avec le MCO, je n’ai connu que du succès, ensemble on va, comme je l’ai dit, tout faire pour assurer le maintien et Incha Allah, cet objectif on l’atteindra.

- Avez-vous exigé un remaniement dans le staff technique ?

- Non, déjà le fait de changer un entraîneur à quatre journées de la fin, c’est un coup vraiment osé, alors changer tout un staff, ce serait de la folie, les membres qui composaient le staff avec mon prédécesseur vont tous rester.

- Vous avez souvent fait des passages éphémères au MCO, partez-vous cette fois pour un long bail ?

- Déjà, je vais signer un contrat de deux ans. Dans l’immédiat, ma mission est de maintenir l’équipe en L1, si je réussis ce challenge, il est tout à fait légitime que je reste au club la saison prochaine.

M. S.

 

Slimani : «Je vais m’asseoir avec les dirigeants»

Tandis que la rumeur disait que le désormais l’ancien entraîneur du club allait engager un bras de fer avec son employeur, Sid-Ahmed Slimani dément cette rumeur. «Non, je ne suis pas du genre à m’accrocher, un dirigeant m’a appelé lundi pour m’annoncer que je ne suis plus l’entraîneur du club, d’après lui, on va s’asseoir autour d’une table pour discuter de mon avenir au club. En effet, on m’a proposé le poste de DTS (directeur technique), néanmoins, je n’ai pas pris de décision, peut-être j’accepterai cette proposition, sinon on négociera une résiliation de contrat», affirme Slimani, qui refuse toute polémique avec les dirigeants.

M. S.

 

Pas de remaniement dans le staff

Après le limogeage de Slimani, on pensait que d’autres membres du staff allaient subir le même sort. Finalement, seul Slimani a quitté le staff, les autres membres, à savoir Nechma, Sebbah, et l’entraîneur des gardiens Ouanès, sont maintenus dans le staff.

 

Un club spécialiste de la roulette russe

 

Grâce aux actuels dirigeants, le MCO pourrait figurer prochainement dans le Guinness. Avec Omar Belatoui, c’est le septième entraîneur que le club phare de l’Ouest vient d’engager en l’espace de 9 mois, un record absolu !

 

Une instabilité qui porte d’ailleurs un lourd préjudice au club, car si le MCO est en train de lutter pour son maintien en L1, c’est à cause justement de cette instabilité, car si l’on parle de l’effectif, celui du MCO est de loin meilleur à comparer avec une bonne partie des équipes qui sont mieux classées que lui en championnat. Toutefois, cette mauvaise gestion a fait qu’il continue à patauger dans le bas du classement, et c’est vraiment malheureux pour une équipe qui dispose de moyens humains et même financier qui devront lui permettre d’avoir plus d’ambitions.

 

Les supporters étaient contre

Bien qu’Omar Belatoui jouit d’une belle cote de popularité auprès des supporters, le changement d’entraîneur, les a surpris. «Ils sont fous (à propos des dirigeants), on ne change pas un entraîneur à 4 journées de la fin du championnat», tel est le sentiment de la plupart des supporters. Déjà décriés pour leur mauvaise gestion du club, en multipliant les erreurs, les actuels dirigeants sont en train de mener le club vers la dérive.

 

Le double langage 

Pour qu’un club fonctionne bien, il est d’abord nécessaire d’instaurer un climat de confiance entre les différents acteurs qui sévissent au club, or au MCO, on est devenu des spécialistes dans le double langage, illustration. Alors que le sort de Slimani était scellé au coup de sifflet final de la rencontre de samedi (CAB-MCO 2/1), on a mis presque trois jours pour annoncer à Slimani son limogeage ; pire encore, certains ont même appelé ce dernier pour lui dire qu’il est toujours en poste, tandis que d’autres, qui avaient œuvré en coulisses pour l’écarter de la barre technique, s’en lavaient les mains. Une fois le rideau du championnat tombé, on promet des révélations sur tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au club, où certains continuent à privilégier leurs intérêts au détriment de ceux du club, et c’est vraiment dommage.

M. S.

 

Ouasti devait reprendre hier

N’ayant plus donné signe de vie depuis la demi-finale MCO-USMA (0-1), Zoubir Ouasti devait reprendre hier l’entraînement, a-t-on appris.

 

Dagoulou est-il rétabli ?

Victime d’une blessure aux adducteurs, l’international centrafricain, qui a fait l’impasse sur le dernier match livré par son équipe à Batna, est-il rétabli ? Etant donné que le prochain match est prévu le 7 mai (MCO- USMA) Eudes Dagoulou devrait être opérationnel à cette date.

 

Bessah perd son fils

Le fils de l’ancien défenseur du MCO dans les années 60, Brahim Bessah, est décédé lundi. Dès l’annonce de la mauvaise nouvelle, ses anciens coéquipiers et des membres de la famille mouloudéenne se sont déplacés à son domicile pour le soutenir dans cette dure épreuve. Toutes nos condoléances à la famille du défunt.

 

Aouedj : «Je refuse de passer en conseil de discipline»

La déclaration faite par Larbi Abdelilah concernant le cas Sid-Ahmed Aouedj qui, selon le président, sera traduit devant le conseil de discipline, a mis en colère le jeune international mouloudéen. «Je refuse de passer en conseil de discipline. Je suis visé, c’est clair. A chaque fois, on me crée des problèmes, leur but est de me briser, car ils savent que je suis sollicité de toutes parts, des clubs huppés du pays et même des pistes étrangères sont actuellement explorées par mon agent», déplore Aouedj qui revient sur l’incident de jeudi dernier : «Le matin, en prenant la route pour Oran (il réside à Mers El Kébir) en raison de la visite du général Gaïd Salah au chantier naval, la route était fermée, j’ai été obligé de faire tout un détour pour arriver à l’hôtel El Mouahidinne, mais à ma grande surprise, la délégation était partie cinq minutes auparavant, j’ai essayé de joindre par téléphone l’entraîneur adjoint Benyagoub Sebbah et le manager Abdenour, mais ils avaient fermé leurs portables. Si je ne suis pas arrivé à l’heure, c’était indépendamment de ma volonté.»

M. S.

 

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