Bouiche : «Je ne peux pas revenir à la JSK si je n’ai pas carte blanche»

Le nom de Nacer Bouiche, l’ancien baroudeur international des Canaris, est revenu cette semaine à la JS Kabylie où il est pressenti pour occuper le poste de directeur sportif. Le concerné affirme que la direction du club kabyle ne l’a pas contacté dans ce sens. Il dit cependant qu’il est prêt à relever le challenge si on lui donne carte blanche.

 

Cette semaine, votre retour à la JS Kabylie a encore été évoqué, qu’en est-il au juste ?

Pour le moment, je n’ai pas eu de contact direct ou indirect. Donc, la question ne se pose pas. La dernière fois que j’ai été sollicité dans ce sens, j’ai convié mon interlocuteur à ne faire aucune annonce officielle tant qu’on n’a pas eu une discussion sérieuse sur le poste à occuper et ses prérogatives. Je veux connaître tout d’abord mon pouvoir et mes limites. Il est important à mes yeux d’exposer ma vision des choses et mon mode de gestion.

 

En somme, vous voulez avoir les mains libres…

Voilà, si je n’ai pas carte blanche, je ne prends aucun poste, c’est ma ligne de conduite dans la vie en général. Donc, c’est pour cette raison que j’ai invité le président de la JSK à avoir une discussion franche d’abord et de ne pas se précipiter pour annoncer mon retour à la JSK.

 

Il se dit qu’on allait vous relancer cette semaine, mais que la défaite à domicile contre l’ES Sétif a différé la rencontre…

D’abord, c’est dommage que ce grand club vive des moments si difficiles. Personne ne souhaite que la JSK soit dans cette situation. Après, je redis qu’on ne m’a pas contacté pour revenir au club.

 

Pensez-vous que votre retour pourrait se faire ?

J’ai constaté que dans tous les clubs en Algérie, on confie des postes aux gens et on rentre dans leurs prérogatives après. Ça, je ne l’accepterai jamais. C’est d’ailleurs pour cette raison que nombre de footballeurs de ma génération sont en retrait. Travailler dans un climat sain en ayant la force de faire ses propres choix est une nécessité, à mes yeux. Autrement, ce serait une erreur. Malheureusement, beaucoup acceptent d’aller dans n’importe quel club en admettant que d’autres s’immiscent dans leur choix. Ceux-là partent avec un handicap, je ne peux pas agir de la sorte. Je ne critique personne en particulier, mais ce n’est pas ma tasse de thé.

 

Quel regard portez-vous sur le parcours de la JSK cette saison ?

C’est une autre saison blanche. En principe, tout se prépare une année avant : le recrutement, les joueurs à libérer, la préparation, son lieu, le budget de la saison. Il faut disposer d’un groupe sain. C’est pourquoi il est important d’avoir une discussion avec les joueurs pour les évaluer. Après, il faut assurer aux joueurs leurs droits.

 

La direction du club exige de finir sur le podium. Pensez-vous que c’est réalisable ?

Oui, c’est possible pour la simple raison que le niveau de notre championnat n’est pas si imposant. Ce sera difficile certes, mais pas impossible. Les joueurs ont besoin d’un déclic. Il faut les respecter et faire en sorte qu’ils ne soient pas perturbés dans leur préparation. A leur tour, les joueurs doivent se donner à fond sur le terrain. Il y a beaucoup de facteurs à maîtriser pour que tout aille dans le bon sens. On ne peut pas réussir une saison quand on effectue beaucoup de changements, qu’on accuse un retard dans la préparation, qu’on recrute et libère beaucoup de joueurs. Ce n’est pas propre à la JSK, de nombreux clubs algériens agissent de la sorte et la JSK en fait partie malheureusement. Pour que tout fonctionne convenablement, il est un adage qui résumé tout : chacun son métier et les vaches seront bien gardées.

  1. D.

 

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