Fait sinon inédit, du moins marquant dans l'histoire de la Coupe du monde : l'équipe d'Iran quitte la compétition sans avoir perdu la moindre rencontre.
Et si cela ne se résumait qu'à la seule cruauté du règlement et aux trois résultats nuls vaillamment obtenus par les camarades de Mehdi Taremi, passe encore.
Mais il serait totalement injuste d'occulter tous les tracas subis par cette sélection dans une Coupe du monde où, en principe, l'égalité des conditions et des moyens de concourir est garantie à toutes les équipes par la FIFA. Et cela a été loin d'être le cas pour les Iraniens, brimés par des mesures vexatoires, soumis à des contraintes humiliantes tout au long de leur parcours et, qui plus est, privés de leur encadrement logistique. Même la visite de Gianni Infantino, leur promettant d'améliorer les choses, s'est avérée n'être qu'un simple « coup de com' » sans suite.
Et pour couronner le tout, les Iraniens ont vécu un épilogue douteux en étant frustrés d'un but refusé face à l'Égypte dans le « money time », qui les aurait qualifiés pour les 16es de finale. Et coïncidence ? Par un certain arbitre polonais, Marciniak, décidément dans tous les coups tordus.
De cette histoire peu glorieuse pour la FIFA, on retiendra finalement la dignité et la bravoure des Iraniens.
R. B.
