Il n'est pas du tout anodin de dire que la Coupe du monde est devenue une sorte de trampoline pour les entraîneurs. Il y a ceux qui ont l'habileté de retomber sur leurs pieds et ceux qui ratent le tapis à leur retombée, après des exercices d'acrobatie manqués.
En fait, cette édition américaine est en passe de battre des records dans ce registre, avec le nombre impressionnant d'entraîneurs démissionnaires ou «démissionnés». Jugez plutôt : l'Allemand Nagelsmann, le Néerlandais Koeman, l'Équatorien Beccacece, le Tchèque Kumbík, le Sud-Coréen Hong Myung-bo et l'Écossais Clarke ont tous tiré leur révérence, partis, comme on dit, sans laisser d'adresse.
Il y en a même un qui avait défrayé la chronique, en l'occurrence le Tunisien Sabri Lamouchi, débarqué du train à la première gare du Mondial, c'est-à-dire après le premier match.
Et si la liste est loin d'être close, l'avenir de l'entraîneur de l'Uruguay, Marcelo Bielsa, et celui du sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, est plus qu'incertain, dans une conjoncture où la fonction d'entraîneur ressemble de plus en plus à celle des intermittents du spectacle.
R.B.