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Benhamza-Medouar, la guerre froide

 

Dans notre édition de jeudi dernier, on commentait ici même la décision de la CAF de prolonger le délai, initialement prévu le 31 juillet, afin de communiquer les noms des clubs algériens devant prendre part aux compétitions interclubs jusqu'au 10 août prochain.

 

La CAF, après plusieurs sollicitations de la part de l’Algérie, a enfin accordé cette dérogation qui permet à la LFP et à la FAF de s’organiser en vue de la suite de l’exercice actuel. La LFP, qui a annoncé la nouvelle à travers son site la veille de l’Aïd, avait précisé que c’est suite à une demande introduite par la Ligue de football professionnel, par l'intermédiaire de son président Abdelkrim Medouar, en sa qualité de membre de la commission d'organisation des compétitions interclubs et de la gestion du système de l'octroi des licences des clubs auprès de la CAF, que la décision est intervenue. Une manière pour Medouar de clamer haut et fort son mérite dans cette décision prise par la Confédération. Mais cet avis reste celui de Medouar, car du côté de la FAF, on n’est pas du même avis.

 

Benhamza remercie Charaf-Eddine

Une fois cette prolongation du délai acquise, la LFP a jubilé, et Medouar a bombé le torse. Mais du côté de la FAF, notamment le 1er vice-président le Dr Benhamza, on préfère encenser le président de la Fédération Charef-Eddine Amara, qui, d’après-lui, est l’auteur de cette prouesse qui a sorti les organisateurs du championnat du bourbier. Intervenant hier sur les ondes de la radio nationale, Benhamza a rendu hommage à son supérieur, dont l’intervention au Maroc, selon ses dires, a changé la donne : « L’Algérie a pu prolonger le délai par deux fois. Initialement, c’était le 30 juin, puis le 31 juillet, avant de décrocher cette nouvelle date grâce à l’intervention du président de la FAF Amara-Charaf Eddine. Lors de son récent voyage au Maroc, il a pu voir des responsables de la CAF et d’avoir cette dérogation du 10 août. Au vu du cas exceptionnel de cette année, c’est un grand acquis, qui diminue un petit peu la pression sur nous concernant cette liste des clubs représentant aux compétitions de la CAF.» Le bras de fer est donc engagé entre le président de la Commission du football professionnel et le président de la LFP par intérim. Il faut dire que les tensions étaient déjà là depuis le début. Il y aurait à la FAF une nette envie de se débarrasser de Medouar, le nouveau président voulant travailler avec une LFP prête à collaborer au lieu de mener des batailles, qui se répercutent sur la qualité de la gestion des compétitions. Déjà ces derniers jours, Medouar a montré des signes de nervosité. On a pu voir cela sur le plateau de la chaîne étatique. Lorsqu’un confrère lui a reproché ses positions dans certaines décisions jugées injustes de la CD, il s’est emporté en direct, et ça a failli tourner au vinaigre. Ce n’était en  réalité qu’un petit aperçu des tensions que vit l’ancien président de l’ASO. Il essaye tant bien que mal de gagner des points dans les arrêts de jeu, alors que tout est mis en œuvre dans les coulisses pour que son mandat ne soit pas renouvelé aux prochaines élections. Pour l’instant, la commission de Benhamza et la sous-commission d’Oumamar ont pris le pouvoir. La LFP se contente de gérer ce qui reste des matches du championnat. Les prérogatives de Medouar sont désormais limitées.

  1. M. A.

 

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