Présidence de la LFP : Ça bouge dans les coulisses

Le championnat  national se poursuit et la commission de Benhamza a rejoint la LFP pour gérer conjointement les affaires du championnat professionnel jusqu’à la fin de saison.

Officiellement, la LFP n’a plus de président, et Medouar continue d’assurer l’intérim en gérant l’instance par délégation et ce, depuis la fin de son mandat, et surtout depuis la mise sous tutelle des Fédérations nationales le 10 janvier dernier qui a suivi la demande introduite par la FAF auprès  du MJS, le 31 décembre 2020. Les affaires du championnat ont été gérées par Medouar, son bureau de ligue étant arrivé au terme de son mandat. C’est seul qui a essayé, durant toute cette période, de gagner quelques paris et préparer le terrain pour sa propre succession. Un objectif que l’ancien président de l’ASO n’a jamais caché, même s’il aurait aimé viser plus haut et tenter l’aventure vertigineuse de la présidence de la FAF. «On en reparlera en temps opportun », répondra souvent Medouar à la question de savoir s’il comptait se représenter à la bataille de la présidence de la LFP. Il faut dire qu’il se sent dans son bureau d’El Hama comme un poisson dans l’eau, et il ne lésine pas sur les efforts pour gagner l’estime des présidents des clubs en jouant la carte des droits TV et en allant défendre leurs différentes causes auprès de ses supérieurs. Medouar a même engagé un bras de fer avec Bahloul et aussi Zetchi pendant très longtemps sans bouger d’un iota. Ce qui dénote le caractère accrocheur de l’enfant d’Ain Defla qui lui a permis d’assurer la gestion de son instance jusqu’à aujourd’hui. Mais aura-t-il la même force pour résister à une concurrence qui s’annonce rude ?

 

El Morro, le candidat du clan de l’Ouest

Après avoir vu son rêve de présider la FAF s’évaporer, Medouar fera tout pour briguer un nouveau mandat. Jusque-là, les AG de la LFP ne sont pas à l’ordre du jour, du moment que  la FAF n’a pas encore officiellement mis à jour ses statuts lors d’une AGEX digne de ce nom. Malgré tout cela, dans les coulisses, ça commence à bouger et des clans sont en train de se former. En plus de Medouar, candidat à sa propre succession, des personnalités de la balle ronde s’apprêtent aussi à prendre part à cette bataille. Parmi eux,h El Morro, ex-candidat à la présidence de la FAF, qui voudrait tenter le diable et profiter d’un climat  hostile autour de l’actuel président intérimaire. Comme on le sait, la FAF, à sa tête Charaf Eddine,ù a tout fait pour court-circuiter Medouar, créant la  commission du football professionnel dont les commandes ont été confiées à Benhamza. Medouar sait qu’il est devenu persona non grata au sein de l’instance fédérale ; cette dernière voudrait bâtir quelque chose de solide avec de nouvelles têtes. Cette situation va donc être profitable aux autres candidats qui aimeraient briguer le prochain mandat à la LFP, à leur tête El Morro qui aurait déjà le soutien indéfectible du membre ‘’silencieux’’ du BF, à savoir Larbi Oumamar, ainsi que le premier vice-président de la FAF Yassine Benhamza.

 

Serrar pour exaucer un rêve

Les prétendants à ce poste inoccupé à la LFP sont nombreux. Personne ne s’est prononcé pour l’instant, mais  comme on vous l’a expliqué, dans les couloirs, des bruits de coulisse commencent à circuler. En plus du duo Medouar-El Morro, un autre candidat affichera la couleur et tentera d’avoir le mandat de 4 ans. Ce personnage n’est autre qu’Abdelhakim Serrar, qui est encore à l’ESS et qui s’apprête, selon des échos, à rejoindre la course de la présidence de la LFP. Il faut dire que le premier responsable du conseil d'administration de la SSPA «Black Eagles» n’a jamais caché son  envie de présider cette instance. En 2015 déjà, il se disait intéressé de succéder à Kerbadj à condition que ce dernier ne se représente pas ; ce qui n’a finalement pas eu lieu. Récemment, ‘’Hakoum’’ a été désigné représentant des clubs de Ligue 1 auprès de la Fédération algérienne de football, dans le cadre de la création d’une cellule chargée d’échanger avec les clubs professionnels algériens, au lendemain de l’intronisation de Charaf-Eddine à la tête de la FAF. En acceptant cette mission, Serrar a implicitement accepté d’aller au charbon et de s’engager dans une campagne électorale prématurée. Les échanges avec les clubs vont lui permettre de se rapprocher d’eux et de gagner leur confiance. Il s’agit de la même stratégie adoptée par Medouar. Ce qui risque de chambouler les plans des uns et des autres. Pour l’instant, il est encore prématuré de dire qui a plus de chances de remporter cette rude bataille, car les candidats peuvent encore affluer. Mais ce qui est sûr, des duels sont en train de se former, en attendant que la FAF décide enfin d’amender ses statuts dans une AGEX, et permettre aux ligues nationales de faire de même. Ce ne sera pas demain, c’est sûr, mais c’est maintenant que le jeu électoral est en train de se faire.

  1. M. A.

 

   

 

 

 

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